Encore une journée importante!

ordinateurs-mairie-paris-trop-lentsDe cette journée marathon, nous voulons retenir l’écoute attentive de Ian Brossat, conseiller de Paris et adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l’hébergement. Il nous a reçu dans son bureau afin d’écouter nos remarques. Notre échange a commencé par son MEA CULPA.
La discussion a été constructive et il est dans une attitude d’ouverture. Il nous donne rendez-vous le 9 juillet.

Dans la foulée, notre délégation était reçue par Pascal Julien et Galla Bridier (EELV) qui s’affichent comme nos alliés dans cette bataille.
Encore des oreilles attentives de la part de ces deux élus qui suivent cette affaire avec grand intérêt depuis notre alerte.

Enfin, nous étions sur le stade pour vous rendre compte de cette journée importante.

Compte rendu de l’entrevue avec Michel Neyreneuf, adjoint à la Mairie du 18e en charge de l’urbanisme.

Un interlocuteur jovial en apparence, mais peu sympathique

Michel Neyreneuf

La délégation a été très unie et conviviale. Elle a été ferme et courtoise.

M. NEYRENEUF nous a écoutés, ce qui ne veut pas dire qu’il nous ait entendus. De toute façon, il nous a répondu qu’il n’avait aucun pouvoir en tant qu’adjoint au maire d’arrondissement, et que nous devions convaincre les élus concernés du Conseil de Paris (adjoints en charge des sports, des espaces verts, de la petite enfance et du logement). Il a même eu l’outrecuidance de nous dire qu’il n’était pas un politique, ce qui est malhonnête quand on est adjoint au maire d’un arrondissement de Paris.

Nous avons été scandalisés par le mépris avec lequel il a considéré les 2700 signatures (dont 1100 collectées par des résidents du Fleurus, avec l’aide de résidents de l’Orée de Montmartre) recueillies sur la pétition. Il est très choquant d’entendre un élu, donc un représentant du peuple, dire qu’il vient du milieu associatif et qu’il sait donc très bien comment on obtient des signatures sur une pétition, que les gens signent sans savoir de quoi il s’agit !
Une nouvelle choquante

La délibération relative au projet a été votée aujourd’hui par le Conseil de Paris.

La délégation a, d’emblée, protesté contre la méthode peu démocratique qui consiste à recevoir une délégation après qu’une étape aussi importante ait été franchie, alors que la cession dure 4 jours et qu’il était facile de mettre en œuvre un calendrier plus respectueux des interlocuteurs que nous sommes.
Une nouvelle étape qui appelle une forte mobilisation

Jeudi 9 juillet à 18h30, à la salle des fêtes de la mairie du 18ème, une réunion publique est organisée par la mairie d’arrondissement, sur le projet. Il faudra y participer massivement. Nous nous y exprimerons évidemment. Ce sera notamment, car la question des logements est cruciale, d’essayer de faire comprendre à M. Ian BROSSAT que nous ne sommes pas opposés aux logements sociaux, mais que casser un stade pour 20 ou 30 logements sociaux au maximum est un calcul aberrant.

En principe, M. Eric LEJOINDRE, maire du 18ème, présidera cette réunion. Les adjoints de madame HIDALGO, en charge des sports, des espaces verts, de la petite enfance et du logement, devraient y être présents.
Peut-être M. LEJOINDRE, qui n’a jusqu’à présent pas répondu à la demande d’audience du collectif « Pas touche le stade » changera-t-il de comportement si nous lui confirmons notre nombre et notre détermination à cette réunion, jeudi 9 juillet. C’est en tout cas lui qui devrait être la cheville ouvrière du projet, s’agissant de la coordination des approches des 4 adjoints concernés (sports, espaces verts, petite enfance, logement).

Une enquête d’utilité publique sera diligentée à propos de la construction de la piscine et des expropriations qu’elle exige

Cette enquête sera l’occasion de défendre nos revendications (que la piscine soit enfouie trois mètres plus bas dans le sol, ce qui laisse au moins 3,40 de hauteur possible d’éclairage naturel. Qu’elle ne soit pas surplombée, en toiture, par des tennis couverts, ni par un dojo, ni par toute autre construction. Que la toiture de la piscine soit végétalisée).

Cette enquête ne concernera pas les immeubles prévus sur le stade, au motif que le terrain appartient à la mairie. Nous serons donc privés d’une possibilité de concertation et d’expression de la population.

Cette façon de scinder en deux un projet qui est un tout, pour échapper au débat contradictoire, doit être étudiée juridiquement afin de vérifier s’il est possible de la contester.
A une étape ultérieure, un « Comité de suivi » pourrait être mis en place

Un tel comité permet d’associer toutes les associations et personnes qui le souhaitent, et s’engagent à y participer assidument et activement, au suivi de la préparation et de la mise en œuvre de l’opération.
Il faut cependant avoir conscience qu’y participer signifie que l’on accepte le principe général de l’opération, même si l’on peut y obtenir quelques aménagements. Il faudra donc, en son temps, décider de l’attitude la plus efficace. Actuellement, et pour longtemps encore, notre objectif est d’obtenir qu’il n’y ait, ni logements, ni casse du stade.
La délégation a développé tous les arguments et toutes les propositions que vous connaissez à propos du projet

M. NEYRENEUF, tout en commentant certains de nos arguments, voire en admettant parfois qu’ils pouvaient avoir une certaine pertinence, s’est retranché derrière les compétences des adjoints de madame HILDALGO concernés et derrière le prétexte qu’il ne serait pas un politique !
Autant dire que nous n’en avons rien tiré, mais nous nous y attendions. Tout au plus a-t-il répondu que l’objection selon laquelle les écoles du quartier étaient déjà saturées, pourrait être levée en réaffectant à l’enseignement maternel et élémentaire les locaux de l’ancien lycée professionnel Championnet. Ce ne serait pas un luxe, même sans nous imposer le projet que nous combattons. M. NEYRENEUF n’a rien répondu à l’argument selon lequel la mairie veut casser le stade Championnet après avoir déjà entièrement cassé le stade de la Porte Pouchet, ce qui fait quand même beaucoup pour notre quartier.

Pour sa part, la délégation a fait preuve de son sens des responsabilités en admettant que, à condition qu’il s’agisse d’un rez-de-chaussée uniquement, qu’elle soit construite sur l’espace actuellement délimité par la maison du gardien du stade et l’entrée du stade en cours de travaux (travaux qui ne serviront que très peu de temps si le projet abouti), et que le stade ne subisse aucune autre atteinte à son intégrité, une crèche pourrait être envisagée. Nous sommes conscients du manque de crèches dans Paris, et de la difficulté politique de s’opposer à la création d’une crèche. Nous pourrions aussi nous faire ainsi un allié de l’adjoint en charge de la petite enfance.
Notre action s’inscrit dans la durée

Si le projet aboutit, ce que nous refusons évidemment, la piscine serait construite à la fin du mandat de l’actuelle municipalité, et les immeubles en 2020/2021, si l’on en croit, du moins, l’échéancier affiché.

Les prochaines étapes
– Les pétitions pour atteindre les 5000 signatures.
– La demande massive de modification du PLU pour protéger les 162 – 172 rue Championnet en Espace Libre Protégé (ou en Zone Urbaine Verte)
– Participation massive à la réunion publique du 9 juillet
– Trouver les volontaires pour piloter une Association

Le communiqué de presse des écologistes

Pas de densification sans préservation de la qualité de vie

Au Conseil de Paris du lundi 29 juin, les élu-e-s écologistes ont voté contre la délibération (2015 DU 115) relative à une opération d’aménagement située sur les parcelles 133 133 bis rue Belliard et 162 à 172 rue Championnet (18e) après que la demande de report de la délibération leur a été refusée. Cette délibération propose la construction d’un immeuble avec une crèche en bordure du Stade Championnet et une piscine sur une parcelle attenante. Ce projet d’aménagement pressurise une nouvelle fois le peu d’espaces verts et de loisirs dont les familles ont besoin dans un quartier populaire.
Pour les élu-e-s écologistes, la nécessaire construction de logements, notamment sociaux, et d’équipements publics doit absolument s’accompagner d’une réflexion sur la qualité de vie et notamment la quantité d’espaces verts en préservant les espaces végétalisés existants. Si la construction d’une piscine sur une parcelle mitoyenne à celle du stade Championnet est possible et nécessaire, celle d’un immeuble de 7 étages qui empiète sur un espace constitué de pelouse, d’arbres et de végétation, très utilisé par les familles, est un non sens. De plus, le projet de logements implique la reconstruction de l’équipement sportif déjà existant!
La densification urbaine, pour être acceptable, doit se faire sans rompre avec la qualité de vie des quartiers. Cela demande d’analyser les opportunités à l’échelle du 18ème, sachant que notre arrondissement contribue largement à l’effort de construction de logements. Les élu-e-s écologistes du 18ème arrondissement exigent donc la mise en place d’une concertation poussée avec les habitant-e-s, les associations du quartier et de professionnels de la ville sous forme d’ateliers de création urbaine. Parce que la qualité de vie dans nos quartiers est l’affaire de toutes et tous, nous devons nous mobiliser collectivement pour la préserver et la développer !

Les écologistes nous soutiennent!

Les élus écologistes ont demandé un report de délibération du projet de restructuration du Stade mais sans résultat. Ils ont donc voté contre, ainsi que les élus UDI et Les Républicains. Mais cela n’a pas suffit, le PS et le PC ayant voté pour, le projet a été validé.
Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre!
Votre forte mobilisation dans un délai si court est la preuve que nous devons nous accrocher et continuer le combat, car c’est un long combat qui s’annonce…
Les prochaines étapes :
– mercredi 1er juillet à partir de 19h, réunion d’information sur le Stade
– semaine du 6 juillet (date restant à confirmer), une réunion de concertation sur le projet à la Mairie du 18e à laquelle nous vous invitons à venir poser toutes vos questions; pour information, cette réunion initialement prévue en septembre, a été anticipée suite à la mobilisation générale exprimée ces derniers jours
– et toujours les pétitions à signer! 2800 signatures obtenues en 48 heures, nous avons bon espoir d’atteindre la barre des 5000 nécessaires pour que le sujet soit abordé en conseil de Paris